Recyclage et Jardinage: Je crée ma Palette Potager en famille

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La palette potager

Bonjour, je m’appelle Julie, j’ai 8 ans et aujourd’hui, je vais aider ma maman à créer une palette potager pour le balcon.

Il y a quelques mois, mes parents ont récupéré une vieille palette de transports abandonnée sur le trottoir. Maman m’a expliqué qu’on allait lui « donner une seconde vie » et que ça s’appelait « faire de la récupe ». En fait, la récupe c’est trop chouette: au lieu de jeter un objet à la poubelle, on le récupère et on le transforme en autre chose. Ça coûte moins cher et ça donne des objets originaux et uniques.

Allez, Maman vous explique comment on a fait !

1. Choix de l’emplacement

D’abord, il fallait bien choisir l’emplacement idéal. Au soleil mais pas en lumière directe. En tout cas, pas toute la journée car certaines plantes aromatiques comme le Basilic n’aiment pas cuire au soleil. De ce choix découle la mise en oeuvre de la rénovation.

Dans mon cas, il fallait mettre la palette à la verticale pour qu’elle puisse être disposée à l’endroit voulu. C’est à dire dans la largeur du balcon. Je voulais voir mes herbes aromatiques de la fenêtre de la cuisine sans être obligée de la coller le long de la rambarde, ce qui n’aurait pas fait très joli selon moi. Deuxième point important, je voulais agrandir un peu l’espace de plantation qui ne me semblait pas assez large. En parallèle, on nous avait livré une table qui était entourée de planches de bois pour la protéger pendant le transport. Les planches étaient de super bonne qualité. On ne voulait absolument pas les jeter. Et on a bien fait !

 

2. Rénovation de la palette

Au lieu de retirer les 3 planches à l’arrière de la palette (appelées « Semelle ») pour les remettre dans le bon sens, on les a scié. Puis on en a cloué des nouvelles en utilisant les fameuses planches de bois neuves dans le sens voulu. Du coup, on a gagné en profondeur car entre le plot et la nouvelle planche, il y a encore un morceau de l’ancienne semelle (voir photo). Comme on avait assez de planches, on en a utiliser 3 pour fermer le dessous de nos futurs bacs à fleurs en faisant bien attention de laisser un petit espace à l’avant et à l’arrière pour que le trop plein d’eau s’écoule. (Si vos planches sont trop larges, faites des trous à la perceuse dedans avant de les fixer.)

Dans le cas où vous n’auriez pas de planches dans la cave comme c’était notre cas, il vous suffit :

  • d’enlever les 3 semelles au pied de biche,
  • d’enlever les clous
  • de les clouer de nouveau dans le sens voulu,
  • de les poncer un peu pour enlever les échardes si besoin,
  • d’utiliser du grillage à poule (en vente chez Truffaut) pour fermer le bas de vos bacs à fleurs en l’agrafant à l’intérieur.

Au moment de la placer à l’endroit désiré, elle ne tenait pas debout forcément ! Ici, nous avons réussi à la coincé entre le mur et la rambarde. (Dans le cas contraire, il vous faudra sûrement créer des pieds).

3. Habillage des bacs

Et voilà, la palette est quasi prête. Mais attention, on ne peut pas y mettre de suite nos petites plantes. Il faut protéger un minimum le bois qui n’est, à la base, pas fait pour recevoir des plantations donc de l’humidité. Il faut aussi trouver un système qui retienne la terre afin qu’elle ne tombe pas à travers les interstices laissées pour l’écoulement de l’arrosage.

Pour tapisser le fond de mes bacs :

j’ai utilisé du tissu géothermique (en vente dans les jardineries). J’ai découpé 2 bandes de tissu pour chaque bac, assez longues pour qu’elle remonte quasi complètement le long des parois:  1 bande dans le sens de la longueur et une autre dans le sens de la largeur, agrafées à l’aide d’une agrafeuse de bricolage (vous en avez des pas chères chez Bricorama, premier prix 5,10 €). Du coup, dans le fond du bac, se superpose 2 couches de tissu, ce qui devrait protéger au mieux le bois.

4. Rempotage: c’est Julie qui gère !

Maintenant que la partie « technique » est terminée, Julie peut enfin prendre le relais. J’ai décidé de la laisser faire en la guidant simplement avec mes explications étape par étape. Du coup, par endroit, la terre déborde un peu en mode « petite colline » mais j’aime ces imperfections. Ça lui donne un certain charme: la Julie’s Touch !

  • Les billes d’argile:

    Pour drainer le trop plein d’eau et éviter que les racines pourrissent en les aérant un peu, j’ai décidé (peut-être à tort) de tapisser le fond avec une couche de billes d’argiles. Je ne vous cache pas que c’était la partie préférée de Julie car facile et ne salissant pas les mains 🙂

  • Le terreau:

Il nous restait 2 types de terreau. Un spécial jardinière et un autre spécial plante exotique / méditerranéenne qu’on avait utilisé pour replanter l’olivier. Un peu de chaque. Du coup, Julie a eu l’idée de les mélanger avec un « on verra bien » dont elle a le secret. Puis, elle en a étalé une première couche assez fine par dessus les billes d’argile. 

  • Rempotage: 

On avait tout un plateau de plantes à fleurs (offertes par Mamie Yaya) et d’herbes aromatiques. C’est le moment où Julie doit décider du meilleur emplacement pour chaque plante en fonction de l’ensoleillement. Pour l’aider, on a cherché ensemble sur internet des précisions en tapant le nom de chaque plante. À ce propos, le site de Truffaut est très bien fait car il précise la fréquence d’arrosage et l’exposition pour chacune: Soleil, Plein soleil, Mi-ombre… Mais il fallait aussi que le rendu soit joli. Du coup, on a fait un mix entre les 2 en croisant les doigts pour que cela fonctionne.

Je l’ai aidé à dégager certaines plantes de leur pot d’origine car il fallait un peu de force.

 

Julie est donc assez fière (et moi aussi du coup) de vous montrer le résultat: 

La Menthe est un peu perchée, on sait 😉 

  • Plantation: 

C’est vrai qu’on a surtout mis des plantes déjà bien évoluées mais nous voulions que le résultat soit tout de suite sympa pour nous récompenser de nos efforts.

Cela dit, Julie et moi avons gardé un des bac pour y planter des graines de Coriandre. C’est seulement à la fin qu’on s’est rendu compte que cette partie était à l’ombre quasiment tout le temps à cause du muret de gauche. Mais le fameux « on verra bien » de Julie m’a convaincu. Elle a donc planté ses graines, et les a arrosées avec patience tous les soirs. Et au bout de 10 jours, on a eu une belle surprise. Ce qui est dingue, c’est qu’on a vraiment l’impression qu’elles ont grandi en 24h seulement. C’est encore plus ludique pour Julie qui veille bien sur ses « bébés » plantes, comme elle dit. Du coup, on a quelques idées  en attente dès qu’une plante laissera sa place, comme des radis ou de la mâche.

A bientôt,

Julie, 8 ans et sa Maman, Aurélie.

 

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