Pourquoi je blogue

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Pourquoi je blogue ?

Cette question m’a été posé de nombreuses fois et j’ai toujours eu beaucoup de mal à y répondre. Puis, petit à petit, j’ai su.

En fait, la question n’est pas la bonne. Il faut surtout me demander:

Qu’est ce que ce blog a apporté dans ma vie ?

Pour vous l’expliquer, il faut revenir quelques années en arrière.

Ne vous êtes vous jamais posé cette question:

Si vous aviez la possibilité de venir vous voir à l’âge ingrat, en pleine adolescence, quels conseils donneriez vous au jeune adulte complexé, timide et mal fagoté que vous étiez ??

Quand je repense à la jeune fille que j’étais, tellement mal dans son corps, dans sa tête… Celle qui avait envie de se cacher pour qu’on ne pose plus sur elle ce regard mi moqueur, mi désolé… Celle dont les jambes devenaient du coton à chaque remarque sur son physique disgracieux, maigrichon… avec son corset pour la scoliose et sa bosse dans le dos… son corps tellement fluet qu’un simple coup de vent aurait suffit à la renverser… Celle que j’étais… J’ai envie de la serrer dans mes bras et de lui dire : « ne t’inquiètes pas, ça va aller ».

Attention je n’étais pas seule au monde. J’avais mes parents, mes 2 sœurs et parfois les copains de mes sœurs pour me venir en aide en cas d’urgence.

Mais il est une urgence invisible pour laquelle les parents, les frères, les sœurs, les tantes ou que sais-je, ne sont d’aucune aide: le manque de confiance en soi ! Pourtant ils ont l’expérience.  Ils sont forcément passés par là aussi, à leur manière. Les proches peuvent nous conseiller, nous rebooster. D’ailleurs ils le font parfois. Mais non, ça ne fonctionne pas. On est toujours aussi mal dans nos corps « en chantier », bancals, mal habiles, un peu gauche. Et puis, il faut dire qu’on ne les croit pas. Tout simplement. Un compliment de leur part ? Je me disais: « Oh c’est parce qu’ils me regardent avec les yeux de l’amour. Ils ne sont pas objectifs ». Alors qu’au collège, les élèves sont d’accord pour dire que vous ne ressemblez à rien. Une poignée d’élèves contre l’opinion de 2 parents aimants, ou d’une sœur attentionnée … le match est vite plié.

Au moment où j’écris cette page,  j’ai 35 ans et je suis maman d’une petite fille de 7 ans.

En devenant mère, j’ai pris la décision de m’aimer.

C’était pour moi, une étape indispensable pour devenir une bonne mère. Peu importe de rater le dîner, d’oublier de mettre le goûter dans le cartable, ou de déposer ma fille à l’école à l’arrache, ce n’est pas ça qui compte. Si on ne s’aime pas, qu’on se dénigre, qu’on se juge, comment aider son enfant à acquérir la confiance nécessaire pour interagir avec les autres, pour affronter la vie, les épreuves petites ou grandes ?

Aujourd’hui, je réalise tous les jours mon potentiel, mes atouts et je les cultive du mieux que je peux. S’aimer, ne signifie pas devenir égocentrique ou narcissique. S’aimer c’est être bienveillant envers soi même, se pardonner. C’est aussi connaître ses défauts et les accepter. Je suis quelqu’un de terriblement en retard. Je suis désorganisée, un peu. Bordélique, souvent. Je promets des choses mais je ne les fais pas (parfois par manque de temps ou par manque d’envie ou parfois j’oublie totalement !). Je suis très tête en l’air, un peu trop rêveuse… J’ai définitivement une mémoire à 2 vitesses. MAIS tout ce que je fais, je le fais à fond, avec beaucoup d’amour et une véritable volonté de réussir, de faire plaisir ou d’aider.

Comment a eu lieu cette transformation ?

Ce blog est arrivé dans ma vie un soir de Décembre 2014. J’en avais super envie mais j’avais peur ! Cette peur, je la connais très bien. On est de vieilles copines elle et moi. Elle m’accompagnait tous les jours depuis ma 11ème année. Je sais même exactement quand elle a posé ses valises dans mes tripes. Il faut dire qu’à cette époque, j’´étais maigre comme un clou. « Tu as grandi trop vite » me disait on. Et pour beaucoup, je n’étais pas « normale ». On me regardait parfois avec pitié. Ce n’était pas les moqueries le pire. Elles blessent mais on sait qu’en face, on a quelqu’un qui veut se faire remarquer, faire rire les autres, se rendre intéressant… bêtement.  Ce qui m’a marqué, ce sont les réflexions cruelles que certains chuchotaient dans mon dos en pensant que je n’entendais rien. Ça, c’est pire que tout. Parce qu’à ce moment là, vous vous dites que c’est sûrement vrai … sinon pourquoi chuchoter.

Et sans m’en apercevoir, Madame Peur s’est installée dans ma tête. Elle y a posé ses valises. Et des costumes, elle en avait un paquet:

Peur du regard de l’autre

Peur de décevoir

Peur d’être jugée

Peur de ne plus être aimée

Peur du qu’en dira t on

Peur de la honte

Peur de mourir

Peur de vivre

Peur de l’échec

Peur du quotidien

Peur du noir

Peur des silences

 

Et du coup, sont apparus les grands commandements de ma vie :

Ne pas se faire remarquer

Ne pas contredire

Ne pas rire trop fort

Ne pas décevoir

Ne pas se démarquer du groupe

Ne pas soutenir le regard

Ne pas oser

Quel programme !! Ça donne envie !

Mais je remarque aujourd’hui un élément qui est toujours resté tapis dans les méandres de ma personnalité contrariée : la Colère !

Au début, je n’ai pas compris ce qu’elle signifiait. Mes proches non plus d’ailleurs. J’étais introvertie mais je pouvais entrer dans des colères terribles. Au fond de moi, je bouillais ! C’est maintenant que je comprend que mon véritable moi et ma peur se menaient une guerre sans merci dont les batailles me laissaient dans un état de culpabilité terrible. Comment mon entourage aurait pu comprendre que je n’étais pas totalement responsables de mes excès d’humeur. Je ne le savais même pas moi même ! Du coup, Mesdames Peur et Colère me déchiraient et Madame Culpabilité se goinfrait des restes.

Et ça, ce n’était plus possible !!!!

J’en ai eu assez de culpabiliser pour le moindre truc, de me poser trop de questions, de ne pas en dormir la nuit. Jusqu’à en souffrir physiquement, avec de vrais douleurs.

J’allais élever ma fille comme ça ? CERTAINEMENT PAS !

J’agis:

Un beau matin, je me suis regardée dans le miroir, fatiguée de m’être torturé l’esprit une bonne partie de la nuit et j’ai dit STOP ! Plus de 20 ans que la peur me squatte, et bien le vent va tourner.

1 – J’ai identifié ma peur : le regard de l’autre, ce qu’il pense de moi, qu’il se moque de moi, qu’il me rejette.

2 – J’ai identifié ma principale qualité: partager des choses qui me rendent heureuses pour que d’autres puissent aussi ressentir ce sentiment.

Vous sentez comme les 2 sont incompatibles ? Et bien j’ai décidé de combattre l’une à l’aide de l’autre.

Comment ?

Déjà, bien avant de prendre cette décision,  je m’étais tournée vers le métier d’infirmière. Faire du bien aux autres, être bienveillante avec eux… Quand on choisit ce métier, ce n’est pas par hasard…

C’est bien beau tout ça, mais c’est quand que je m’aide MOI ?

J’ai commencé par créer un groupe sur Facebook. Partager des idées, des looks avec des amies était déjà une première étape. J’avais une boule à l’estomac mais elle s’est dissipée très vite. Trop facile : Je n’avais invité dans le groupe que mes sœurs et mes amies très proches. Mouais …  Trop facile ! J’avais même refoulé du groupe une amie d’amie par peur qu’elle me lise (et qu’elle me juge ?)

Alors j’ai créé une page Facebook que j’ai baptisé « Superwoman » pour me donner du courage. À chaque fois que je publiais quelque chose, j’avais l’impression que j’allais décéder.  Pourtant je n’avais que très peu d’abonnés mais savoir que ma publication allait être lue par des amis d’amis et donc que j’allais être potentiellement jugée, me foutait l’estomac en vrac.

Visiblement, ce n’était pas encore assez: la peur était toujours là. Il fallait vraiment que ça me représente, que j’y mette un peu plus de moi, bref que je saute dans le vide en quelque sorte.

Alors j’ai créé mon blog

J’ai commencé par des brèves sur les situations cocasses  du quotidien puis quelques dessins. Des looks, des articles… Pendant toute la préparation, l’écriture, les photos, la recherche d’information, la mise en page, je me sentais super bien. En totale adéquation avec ce que je faisais. Et puis au moment de cliquer sur « PUBLIER », toujours cette p… d’angoisse. Mais elle se faisait de moins en moins bruyante. Comme si chaque publication, lui mettait une bonne droite dans sa gueule de connasse. (ça surprend hein ?! Des vilains mots à ce stade du texte.. Quelle grossièreté Aurélie !) Oui mais j’avais vraiment la haine contre elle. Contre cette peur qui m’avait tellement pourrie l’existence pendant 20 ans. Ce n’était pas les autres le problème. J’aurais pu le croire avec tout ce qu’on m’avait envoyé dans la tête à l’adolescence et même après. Mais non, c’était juste l’angoisse de ne pas être conforme au standart, de dénoter. Mais merde, au contraire ! Notre ADN lui même se démarque des autres puisqu’il est unique. On est plus de 7 milliards sur la terre et il n’existe pas 2 ADN similaires et on voudrait être comme les autres !? C’est génétiquement impossible alors pourquoi s’emmerder à vouloir ressembler au voisin ?

Histoire de lui asséner le coup final, celui qui allait l’éjecter tellement loin qu’elle ne pourrait plus jamais revenir, j’ai créé ma chaîne YouTube. Parce qu’écrire des articles, poster des photos, c’est déjà un gros challenge dans mon cas. Mais me mettre en scène en vidéo pour parler de pleins de choses, présenter des looks ect … c’était le bouquet final, le boss de fin !

Comment se termine l’histoire ?

Je mentirai si je disais que ma Peur n’est plus là et que je me sens légère quand je me confronte à votre jugement. Mais j’ai appris à vivre avec, à la mettre en sourdine. Elle l’a ramène moins !

À ce jour, je me sens heureuse de partager avec vous, tout simplement. J’ai pleins d’idées et de projets. Ce blog n’a pas fini d’évoluer je pense.

Et je dois vous dire MERCI. Qui que vous soyez, en me lisant, en likant ou en partageant tels des petits chevaliers ou des amazones, vous m’avez aidé à vaincre le dragon et botté le cul à madame Peur. Et si j’écris tout cela aujourd’hui, c’est aussi pour, je l’espère,  vous aider à en faire autant.

Amicalement,

Aurélie

Qui suis je ?

Infirmière à domicile, maman et épouse épanouie, je suis passionnée par tout ce qui peut rendre le quotidien plus agréable. A travers ce blog, je souhaite partager avec vous mes découvertes bio, mes coups de coeur, mes looks, mes moments de bonheur… N’hésitez pas à partager avec moi vos commentaires sur la page Facebook  ou INSTAGRAM  afin de former une jolie communauté du « Bio-Cool-Glamour et Happy ». Au passage j’informe mes lectrices d’amour que mes articles sont le fruit d’un long travail d’écriture, photos et recherches si besoin. Je ne prétend pas détenir la vérité et si une information vous paraissait erronée, n’hésitez pas à m’en faire part.

 

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